Volubilis

La Pile - Août 2026

Frédéric Coché 18  Baignade Triptyque Baignade - Frédéric Coché


La Pile d'août est arrivée, elle est fraiche, fournie, remuante, impertinente !

Mais attention, nouvelle règle : pour lutter contre l'inflation exponentielle de ces Piles mensuelles, j'ai décidé de ne plus faire de recos sur unE artiste, auteurice, créateurice etc. qui s'y serait déjà trouvéE... C'est un crève-coeur mais il faut faire de la place pour les autres !

Pour "compenser", j'ai agrémenter un maximum de mes recos persos de références satellites et sérendipistes pour ouvrir des portes supplémentaires sur un sujet ou sur le travail d'un ou une créatrice.

Bons appétits !


La Pile à Lire - La Pile à Jouer - La Pile à Voir - La Pile à Écouter - La Pile à Apprendre


La Pile à Lire

Ohlala, des livres ! Lire aout 26 1 Lire aout 26 2

De Superman au surhomme - Umberto Eco (1995)
J'ai essayé de lire Umberto Eco quand j'étais jeune - avec Le Pendule de Foucault. C'était une très mauvaise idée, je n'ai plus jamais rien lu de lui jusqu'à aujourd'hui. J'étais traumatisée. J'étais, pour commencer, déjà en délicatesse avec la forme romanesque, j'ai dû ouvrir moins de dix œuvres de fiction entre 16 et 40 ans. Ensuite... ben, Eco quoi. L'érudition, l'abondance de la pensée, la force des idées. Aussi, c'est avec une certaine satisfaction que je me promène aujourd'hui avec plaisir dans cette compilation d'articles qui traitent toutes du même thème : la figure du héros romanesque dans les grandes oeuvres populaires des deux siècles précédents. Porteurs des idéologies de leurs auteurs, ils ne sentent pas tous bon la sincérité, loin de là. Ils opèrent des alchimies inattendues dans les émotions de leurs lectorats, capables aussi bien de consoler le miséreux que de conforter le bourgeois, d'emporter la plèbe ou de s'aliéner le reste de l'intelligentsia. Eco décortique par quelle mauvaise magie cela est possible, en découpant très minutieusement les structures narratives portées par Tarzan, Superman ou Monte Cristo. Être un héros, c'est de droite.

Les Dépossédés - Ursula K. Le Guin (1974)

Shevek vit sur la planète Annares sur laquelle des dissidents ont créé une société anarchiste (mais pauvre). Il est chercheur scientifique.
En parallèle de ses recherches très pointues, nous allons suivre l'évolution de sa pensée politique depuis l'enfance. Il va se questionner sur l'organisation de son monde notamment en la confrontant à celle de la société capitaliste de la planète Urras.
C'est tout à fait brillant et passionnant de la manière dont Ursula K. Le Guin a rendu palpable cette construction politique d'un individu tiraillé entre ce qu'on lui a appris enfant et entre son profond désir de voir et de comprendre par lui-même.
L'autrice offre des réflexions profondes et complexes en lien avec la vie personnelle du protagoniste et c'est sublime. Ce roman parle du dur chemin qui mène vers la connaissance (de soi et du monde) et la liberté. Un chemin bien souvent douloureux et pour autant fabuleux. Ce qui en fait une œuvre très inspirante.
Air

Les mots, la mort, les sorts - Jeanne Favret-Saada (1977)

En train de dévorer Les mots, la mort, les sorts, de Jeanne Favret-Saada. C'est juste un énorme kiff. J'ai toujours adoré l'anthropologie (même si je n'en ai pas lu tant que ça), depuis que j'ai lu ado Les derniers rois de Thulé, de Jean Malaurie. À compléter avec cet entretien avec l'autrice qui revient sur sa carrière : ici
Il y a aussi une frappante interview de 1978 sur le site de l'INA :
Agarwaën

Petit Manuel de Composition Typographique - Muriel Paris (2008)

Une arrivée discrète chez @cfeditions, dont nous sommes si contents : le classique (et toujours) indispensable Petit manuel de composition typographique de Muriel Paris. Petit, pratique, essentiel. Nous sommes vraiment fiers d'accueillir son autrice et son ouvrage, et de commencer une nouvelle histoire. Un grand retour s'annonce !
Nicolas Taffin

Manuel rabat-joie féministe - Sarah Ahmed (2024)

En bref résumé, cela signifie que s'il faut que l'on rabatte la joie de certain'es, qui font des "blagues" au détriment des autres, alors c'est OK, on est des rabat-joies.
Cela consiste, notamment, à ne pas rire ou sourire de façon complaisante avec le groupe à une blague transphobe. On peut alors être accusée de casser l'ambiance ou de ne pas avoir le sens de l'humour. C'est aussi porter plainte au travail pour harcèlement, relever à table que telle remarque est sexiste, etc... Tu deviens une rabat-joie féministe quand tu refuses de laisser passer, de tout encaisser.
L'autrice revient également sur l'histoire du féminisme et rappelle à quel point c'est difficile de parler de racisme avec des femmes blanches et la façon dont elles se sont accaparées ces luttes. En effet, parler de racisme tue la joie (killjoy en anglais) du groupe. Cela se passe au Royaume-Uni mais il s'est passé et se passe la même chose en France. À l'aide de nombreux exemples, l'autrice montre les mécanismes de ce racisme, dans des conférences féministes ou à l'université par exemple.
Dans ce manuel, l'autrice motive et donne de nombreuses clés mais elle déresponsabilise aussi. On a aussi le droit de se taire et de ne pas monter au créneau tout le temps afin de se préserver.
Elle rappelle que non, critiquer le colonianisme, ce n'est pas être une "bénéficiaire ingrate de ce cadeau qu'est la modernité."
Sara Ahmed aborde de nombreux sujets dans des chapitres courts.
Cet essai est vraiment passionnant. J'ai pris un immense plaisir à le lire.
Air

Limitarisme: Contre l'extrême richesse - Ingrid Robeyns (2026)

Petit conseil de lecture, notamment pour celles et ceux qui feignent de s’indigner sur les propos qui dénoncent le danger et l’inutilité sociale de la concentration des richesses sur quelques centaines / milliers de personnes.
Maxime Combes

Insurrections paysannes, de la terre à la rue, usages de la violence au XXe siècle - Edouard Lynch (2019)

En train de lire ce grand panorama des actions paysannes de 1870 à nos jours par Edouard Lynch. Passionnant ! Il y est souvent question des viticulteurs de l'Aude / Hérault, de maraichers bretons, de modes d'action, de syndicats et leaders, notamment.
Où l'on ne découvre pas le malaise de l'État dans la prise en charge de l'ordre public face aux paysans et au recours pratique et régulier à des "éléments perturbateurs extérieurs" responsables de violences et déprédations.
Lo

Brèche - Li Cam (2026)

Avec les vacances, se termine aussi la lecture de Brèches par @li_cam. C'est un roman qui propose un futur où l'avenir s'écrit dans les marges, dans un quartier où une Commune qui ne dit pas son nom a été mise en place par des gens qui n'ont rien. On y croise une vieille prof psychotique, une jeune femme qui traine ses guêtres et son ennui, un chercheur qui peine à interpréter les productions d'une IA quantique et les sermons de Rivière, une jeune révoltée.
bouanic

Ce que nous sommes à la fin, des enfants sauvages - Denis Infante (2025)

Un livre qui doit certainement être catégorisé « pour adolescents », qui m'a réjoui. Une écriture très dynamique et une histoire qui fait du bien. Je recommande vivement !
Matclab

L'Almageste - Frédéric Coché (2023)

Une BD mais à peine, sans cases, sans paroles, tout en gravures juxtaposées chez Frémok.
Une drôle d'apocalypse, attendue, semble-t-il. Des humains consentants devenus des sortes de zombies bienveillants.
Avec un style au trait qui va rappeler un peu les traités d'alchimie ou d'astrologie, un peu Moebius, et un peu Alpha.
Des anges, des insectes en gros plan, une station d'écoute qui scrute le ciel, et on ne sait toujours pas ce qui s'est passé.
Gallorum

Le train de l'oubli, Itinéraire d’une guerrière mapuche en Patagonie - Moira Millán (2026)

Moira Millán brosse une grande fresque familiale dont le cœur est la Patagonie, sa terre natale. Dans Le train de l’oubli, un roman censuré dans son pays, elle retrace l’histoire des Mapuches et des Tehuelches depuis la fin du XIXe siècle, la période de la « Conquête du Désert » qui a relégué ces peuples toujours plus aux marges sans parvenir à les exterminer. Elle entretient la mémoire de leurs luttes tout en donnant à voir la beauté des lieux et la complexité des rapports humains. Cette lecture prend encore plus de sens si on la complète par l’essai Terricide, qui défend une vision du monde plaçant la terre et ses cycles au cœur de toute existence.
Via G.R.K.


La Pile à Jouer

Ohlala, des jeux ! Jouer aout 26 1 Jouer aout 26 2

Carimara Murmures des Ramures Ensevelies - Bastinus Rex (2025)
Pas mal non ? C'est français ! Une petite fable noire, à l'esthétique bien affirmée et à l'ambiance liquoreuse (oui, liquoreuse, si tu y joues tu verras exactement de quoi je parle). C'est très gentil, ça fait parfois un peu flipper, le sound design est OUF, les dialogues incroyables, rien, rien ne justifie que TU n'essaies pas un jour de lancer Carimara. L'histoire se base sur le folklore normand, ses sorciers-carimara muets, ses feurolles mal mortes, ses laitices opalescentes et autres tarannes infernales que je me suis amusée à répertorier (viteuf, je suis pas non plus une spécialiste et y a pas beaucoup de données en lignes sur le sujet malheureusement) et à tout mettre en description de mon playthrough ! Il y a deux fins différentes à obtenir, si vous êtes perdue, lancez la soluce.

Heaven's Vault - Inkle (2019)
Voilà un jeu multi-primé, basé sur l'exploration de petites scènes, dans un monde pseudo-ouvert, avec une narration non linéaire qui dépend des choix de la joueureuse, dans lequel il faut déchiffrer une langue inconnue, en procédant mot par mot, phrase par phrase (il a inspiré Chants of Sennaar figurez-vous) et qui aborde des thèmes comme l'impérialisme, l'intolérance etc. : il avait tout pour me plaire, non ? Eh ben... j'aurais adoré l'adorer, vraiment. J'ai essayé. Le jeu est très bavard (et ça j'aime jamais trop), l'exploration est compliquée par des déplacements hyper-laborieux, c'est moche (je suis un peu trop sensible à ça), et l'histoire a failli à m'accrocher. MAIS je suppose que si vous avez kiffé Chants of Sennaar (bien meilleur à mon avis), alors ça pourrait vous plaire, comme des milliers d'autres personnes avant moi. Il est davantage centré sur sa narration (ce n'est pas un puzzle game) et les interactions avec les personnages donc si vous aimez les kilomètres de lignes de dialogues, let's go !

Before your Eyes - GoodbyeWorld Games (2021)
Oh le jeu malin ! J'avais peur que le concept ne fonctionne pas avec mon matériel à la zob, mais c'était au poil ! L'idée : la narration avance quand vous clignez des yeux. Avant la partie (et en cours si nécessaire), vous calibrez votre webcam pour qu'elle détecte les clignements de vos yeux (c'est un peu plus aléatoire avec des lunettes mais pas impossible), et il faut jouer bien face à son écran, dans une pièce bien éclairée. Et sinon, mauvaise nouvelle : vous venez de mourir. Votre âme se retrouve sur un bateau, celui du passeur qui devra raconter votre histoire à une sorte de déesse pour vous autoriser ou non à reposer en paix... Et pour pouvoir plaider au mieux votre cause, vous devez, déjà, lui raconter votre vie. S'ensuivent une série de petites scène, dont la longueur dépendra de votre capacité à observer votre environnement... et à ne pas cligner des yeux trop vite - rien d'insurmontable mais je me suis surprise à m'efforcer de garder les yeux grands ouverts pour ne surtout pas risquer de passer à une autre scène parce que je voulais voir ce qui allait se passer, d'autant qu'il y a parfois des sortes de "mini-jeux". Bref, c'est très poétique, joliment raconté, et un peu triste aussi, attention, ça pourrait réveiller des douleurs sur le deuil. Si vous voulez vous en faire une idée, le playthrough est dispo sur la chaine à partir du 2 septembre !

Kill the Shadow - Shadowlight (2026)
J'ai lancé la démo (bientôt dispo sur la chaine) il y a quelques jours, et c'était fort sympathique : du pixel art à défilement horizontal, où vous incarnez un ex-flic qui traverse une mauvaise passe. À travers les brumes de l'alcool, vous cherchez à élucider une affaire vieille de plusieurs années : pour cela vous avez infiltré une usine de je sais-pas-trop-quoi mais où vous avez ouï dire que les ramifications interlopes d'un groupe douteux pourrait peut-être vous apporter des réponses. Sauf que... vous vivez dans une dystopie Corée-du-Nord-like, vos conditions de vie sont merdiques et vos rêves de rejoindre le Sud se présentent pas méga-bien. Pour le moment vous vous faites hurler dessus (le jeu lui-même vous recommande de mettre la VO (en chinois donc) pour une meilleure immersion, ça fait son petit effet) par votre contremaitre et vous enquêtez sur la mort de son chien. Bon courage.

Sudoku Mansion - Vault Door Studios (2026)

J'ai lancé le jeu cet après midi.
Je n'en suis qu'à la 3e grille (mais la 2e est un boss [hein, un boss ?]) et je galère comme un mort.
Des grilles intriquées dans lesquelles on change un peu les règles, avec du fog of war et du sudokinception.
C'est barjo.
Et une démo est disponible.
Monsieur Blu

Looking for Fael - Swing Swing Submarine (2026)

C'est l'été, comme si la canicule ne suffisait pas à fatiguer nos neurones, que diriez-vous d'un petit jeu de réflexion où votre appartement possède différentes formes ? Et que Faël, votre coloc' a disparu dans l'une des pièces ?
Le jeu rend hommage aux grands classique comme Myst et Tetris, Thierry Falcoz (Pixel Bento) a pu interviewer l'un des développeurs, William David qui revient sur la genèse et les différentes formes du projet.
Alors prêt·es à retrouver Faël ?
Lucas

Alice is missing _ Origames (2021)

Durant les 90 minutes de la bande-son originale, c’est à vous et à votre groupe de démêler les fils de l’enquête. Développez progressivement la narration grâce aux événements des cartes Indices et racontez ensemble, dans un silence plein d’incertitudes, l’histoire de la disparition d’Alice…
Via Gherhardt S.

The Vale - Falling Squirrel (2021)

This evening I finished playing The Vale, my favorite audio RPG game ever, for the 6th or 7th time — I can't even keep track at this point lol. This one's basically my comfort game, it's like playing a high-end radio drama except it's interactive, and it's so comfortable not having to fixate on the screen all the time. (Though in my sighted foolishness I still stare fixedly at the screen when things get tense.) This time I was so smitten I started a new game back-to-back right away, it's so beautiful in every way and I love it
L.J.

Big Walk - House House (2026)

Je joue à Big Walk avec ma fille, elle sur Switch 2 et moi sur PS5, et c'est un grand oui. C'est le nouveau jeu du studio derrière Untitled Goo(ee)se Game et on reconnaît la patte esthétique. Le cross-play fonctionne parfaitement et le jeu est fun, avec son système de distance vocale bien géré (il faut être géographiquement proche pour pouvoir s'entendre). J'aime beaucoup ce qu'il nous fait faire en matière de communication. Je ne suis pas toujours convaincu par la lisibilité de l'environnement (sur quel caillou on peut grimper, etc.) mais il n'est pas punitif, donc ça passe au second plan. Ce week-end, on lance une partie à 4 avec mes 2 neveux et ça promet d'être encore plus riche. Je vais m'intéresser de plus près à ce type de jeu qui n'est pas nouveau, mais qui devient très facile d'accès avec Big Walk (qui n'est pas cher et fournit par ex. avec l'abonnement PS+
Yannick Rochat


La Pile à Voir

Ohlala, des films, des séries, des vidéos ! Voir aout 26 Voir aout 26 2 Voir aout 26 3

The Pitt - R. Scott Gemmill (2025)
Fichtre, quelle patate je me suis prise... J'en avais entendu parler depuis quelques mois, mais c'est (encore une fois) Bolchegeek qui a enfoncé le clou de ma curiosité avec sa vidéo sur les séries médicales (dont j'ai parlé dans la Pile de Janvier). Noah Wyle a bien grandi depuis Urgences, et il nous offre ici (il est en partie à l'initiative de la série) une œuvre forte, aux partis pris tranchés. Pour faire bref (il y aurait tant et tant à dire en vrai) : la part de réalisme et de fiction pure est soigneusement choisie. Vous n'avez jamais vécu ce que vous vivrez en lançant le premier épisode, aussi habituéE que vous puissiez être de ce genre de série. Elle se veut si proche de la réalité que les péripéties se déroulent "en temps réel" : 15 épisodes pour 15 heures de garde aux Urgence d'un hôpital de Pittsburgh, service également nommé "The Pitt" ("la mine"). Comme il se trouve là une bonne poignée d'internes et que chacunE doit s'occuper d'au moins deux patients par heure (chiffres exigés par la direction et l'état de la salle d'attente), je vous laisse imaginer combien de situations plus ou moins désespérées défilent en un épisode - j'en suis quelque fois ressortie épuisée. On est loin du patient hebdomadaire d'un Dr House... Les médecins jargonnent à tout bout de champ et vous pouvez bien lancer la VO, de toute façon vous n'y comprendrez rien, on n'est pas là pour juger de l'énorme melon du médecin local qui confronte son énorme science concernant 2 soins qui soit sauveront soit tueront leur patientE : il faut agir tout de suite, très vite. La salle d'attente dégueule de partout, la gestionnaire fout la pression pour "faire mieux avec moins", fentanyl et armes à feu rendent votre travail impossible. Le réel. Et puis, il y a cette partie, si douce, si bonne, si consolante : ici, on croit les femmes, on croit les noirEs, on croit les grosSEs, on croit les enfants. Non toustes les patientEs ne mentent pas. Et ça fait tant de bien. Le personnage du médecin-chef est d'une humanité confondante et je vous avouerais bien aussi que j'ai jamais autant chialé que devant cette série, à ce point que j'ai dû aller bosser, un matin, avec les yeux rouges et la migraine. Je dévore les épisodes à une vitesse inquiétante, dans la mesure où la troisième saison n'arrivera pas avant 2027. Restons fortEs.

Top of the Lake - Jane Campion (2013)
Des fois je chouine sur Masto et auprès de mon chéri parce que j'ai plus rien à regarder, un peu comme d'autres se plaignent d'avoir rien à se mettre... c'est-à-dire que j'ai accès à à peu près toutes les grosses plateformes qui existent grâce au chéri, j'ai des watchlists sans fond mais je sais pas quoi lancer. Je suis dans une phase (qui commence à durer un peu, j'avoue) policier-noir-nordique-dépressif, et franchement ça va, les plateformes en sont bien garnies (de tête et entres autres, j'ai kiffé la quatrième saison de True Detective, Meurtres à Åre ou Bodkin, le moins septentrional des trois) breeeeeef je chouine et on me conseille des trucs et Top of the Lake en fait partie. J'ai dévoré les 2 saisons coup sur coup. J'avais peur de ne pas apprécier le cinéma de Campion (que je ne connaissais pas vraiment en fait), j'avais peur de tomber sur un féminisme surrané, blanc et bourgeois, mal dégrossi et mal mûri. Mais non. Jane Campion ne s'y trompe pas et tisse un récit juste, aux nuances lumineuses, qui pose le bon regard sur les plus fragiles, femmes racisées, violentées, marginalisées, et sans concession sur leurs bourreaux - et une belle photographie qui a fait du bien pendant la canicule, froid mordant, neige qui craque et vent dans les étendues de graminées. La femme-flic (Elisabeth Moss), m'a tapé sur le système un moment, mais je crois que c'est fait exprès et j'ai probablement souffert d'un effet-miroir qui gratte un peu (la neuro-atypie post-trauma du personnage prend pas mal de place). La première saison traite avec subtilité la question du viol : les mots, les mécanismes, les conséquences sont implacablement montrés et démontrés. La seconde se concentre sur l'exploitation sexuelle, mention "emprise psy", avec la même justesse. Watch with caution.

Évanouis - Zack Cregger (2025)
Weapons en anglais, qui en dit étonamment beaucoup trop sur son sujet mais bref. J'avais vu ses grandes affiches dans le métro, assez intriguantes avec ces enfants qui couraient dans la nuit, bras écartés et ça a plutôt bien marché sur moi : j'avais envie de le voir. L'histoire se dévoile au fil du film, la narration étant découpée en chapitres adoptant chacun le point de vue d'un personnage : à elleux toustes, la vérité se fait jour. Et elle est folle cette vérité. Ici l'onirique le dispute à l'horreur, avec quelques jumpscare et scènes gores un peu gratos mais pas complètement dénués de sens. L'usage symbolique de certaines images est parfois too much (la violence, l'alcoolisme), faut se laisser faire sinon ça peut grincer un peu. À la fin j'avais plus de questions que de réponses, rapport à quelques incohérences, mais bizarrement ça a fait partie de mon plaisir :pas parce que ça "ouvre" le champ des possibles comme on dit quand on a affaire à une fin ouverte (ce n'est pas tout à fait le cas ici) mais parce que j'ai senti que j'étais plutôt pas mal à fond et que j'ai bien suivi le cours de paranormal que le réal' a voulu me transmettre !

The Substance - Coralie Fargeat (2024)
Ok, là on est dans la maltraitance pure. Si t'es maso faut foncer, tu vas aimer. On a déjà beaucoup dit sur ce film, je vois pas trop quoi ajouter : culte de la jeunesse, pacte faustien (la Substance est gratuite ??), on est sur un bâtard très cohérent body horror / food porn / Portrait de Dorian Gray dont je trouve assez fou qu'il ait pu être même imaginé. La réalisation est largement à la hauteur de ses prétentions et c'est : terrifiant. Demi Moore offre une performance absolument incroyable et elle vous donnera envie de vous passer plusieurs fois sous la douche après le visionnage pour vous faire passer le besoin de vous arracher la peau (quoi, ça vous a pas fait ça, vous ?). Faut vraiment, vraiment supporter la vue des aiguilles, les fluides corporels et les bruits du corps en général. Quant à son propos, il a bien failli être convainquant mais pour moi c'est non, il est très bruyant mais reste désespérément en deçà de sa propre cause, qu'il ne creuse jamais et dont il ne révèle véritablement aucun rouage. Le film m'a marquée, je l'ai trouvé puissant, violent sous tous ses aspects (son scénario hyper simple et hyper efficace, la réal, les refs, le jeu, la photo), mais il faut en revenir. Par exemple en écoutant les podcasts de Sorociné : The Substance : un film (vraiment) féministe ? et Focus : The Substance et la perfection des corps.

Get Out - Jordan Peele (2017)
Je suis assez fan du travail de Jordan Peele. Je n'ai pas encore épuisé sa filmo (pas si énorme) mais chacun de ses films m'a fait son petit effet. C'est souvent plus spectaculaire que réellement pertinent socialement mais il faut lui reconnaitre une certaine maitrise dans l'art du malaise. J'aime être malaisée. Et là, sur le thème "les Blancs sont quand même des salopards", le film propose un sous-texte pas inintéressant sur l'appropriation des corps noirs, avec une mise en scène comme d'habitude très efficace en matière de plongée dans l'impensable, allez-y les yeux grands-ouverts. Puis, éventuellement, lancez la vidéo suivante :

Pourquoi le cinéma d'horreur moderne est INOFFENSIF ? - VIRAGE (2026)
Allez, encore une chaine à suivre sans hésitation ! VIRAGE se fait une spécialité de la critique de cinéma décoloniale. Ici, elle analyse deux films, le Candyman de Bernard Rose, sorti en 1992 , ainsi que celui de Jordan Peele et Nia DaCosta, sorti en 2021. Il en ressort que la dénonciation la plus frontale de l'oppression n'est pas la plus efficace pour déplacer le regard et faire bouger les lignes. Pour appuyer son propos, elle fait un parallèle avec le marronnage : pour échapper à la violence de l'esclavage, les NoirEs n'ont pas retourné la violence contre les maîtresSES blancHEs, ils n'ont pas protesté ou manifesté : ils ont disparu ; d'où les mots d'Olivier Marboeuf : "un cinéma décolonial ne sera pas un cinéma de la visibilité". Ah et pour creuser encore : Horror Noire, documentaire sorti en 2021, qui retrace le lien entre la représentation des NoirEs et le genre horrifique.

Bigard - Misterfox (2026)
Il est parfaitement possible de s'attacher à Jean-Marie Bigard : Misterfox l'a prouvé avec cette série de vidéos (L'ascension, La chute et Pourquoi lui ? chacune excellente) qui mériterait vraiment de se trouver dans le best-of annuel des vidéos youtube de... Misterfox. Le maitre des lieux a l'habitude des propos construits, nuancés, empathiques et respecte visiblement son sujet - ne vous attendez pas à une longue diatribe sur la """vulgarité""" du personnage... Il décortique la figure du beauf avec ses mots, sa sensibilité et c'est sainement réussi. Mais surtout, il nous fait faire connaissance avec l'homme-Bigard, prouveur, gueuleur mais aussi d'une grande générosité et qui, pour tout dire, en a quand même sacrément chié - or pas mal de choses semblent s'être construites sur ces blessures.

BÉGAUDEAU raconte-il N'IMPORTE QUOI sur les BEAUFS ? (retour sur Ascendant Beauf et ses critiques) - Grégoire Simpson (2026)
Hop, vous pourrez intelligemment compléter votre visionnage des vidéos précédentes avec celle-ci, dans laquelle Grégoire Simpson fait une fois de plus preuve de finesse et d'intelligence à l'égard de son sujet, à savoir le livre de Rose Lamy, Ascendant Beauf. J'aime beaucoup le travail de Simpson en général, et je peux pas blairer Bégaudeau en particulier, ça ne pouvait que bien se passer. Vraiment, faut jamais écouter les bourgeois nous parler de culture, c'est toujours de la merde, méprisant et inconscient de ses propres privilèges.

Décoloniser le JDF - Simon Li (2026)

Débat avec Linou et Medhi pour poser un constat : on ne parle pas des questions de race dans le JDR français...
Via Eugénie

Flipbook of the Rings - Flipbook of the Rings et Andymation (2026)

Joli projet collectif : les 11 premières minutes du film La Communauté de l'Anneau (de Peter Jackson) recréées plan par plan en animation dessinée à la main, par un collectif d'artistes à travers le monde. (Edit: TOUT le film, voir post suivant)
Grande diversité de styles, parfois très proche du film, parfois naïf ou presque abstrait (et quelques gags visuels aussi ^^). Vraiment joli. (Pas de texte, uniquement de la musique.)
s427

Panique chez les Wellmann - Leo Khasin (2023)

Quand l'IA est introduite dans la gestion du réseau électrique, une comédie grinçante de Leo Khasin sur arte.
ECHAEA

Mum - Richard Laxton (2016)

À l'aube de la soixantaine, la douce Cathy affronte la mort de son mari, entourée par une famille aimante mais ultra sans-gêne. Une sitcom à l’humour corrosif tissée à partir des petits riens du quotidien, doublée d’une jolie romance. Premier épisode : Cathy reçoit sa famille pour les funérailles de son mari.
Via La Ruralie des Fleurs

Summer of Soul (...or, When the Revolution Could Not Be Televised) - Ahmir "Questlove" Thompson (2021)

Regardé hier soir Summer of Soul (...or, When the Revolution Could Not Be Televised), film documentaire sur le Harlem Cultural Festival de 1969, réalisé par Ahmir "Questlove" Thompson. Pendant que le festoche de Woodstock défrayait la chronique, celui-ci, présenté comme le Woodstock noir, est resté invisible 40 ans.
Richard Monvoisin

The Underground Railroad - Barry Jenkins (2021)

J’ai commencé la série The Underground Railroad 😭
xiao yun

City : The Animation - Taichi Ishidate (2025)

Je découvre la série "City : the animation", et bon sang quelle claque visuelle !
Le choix des couleurs, le style du dessin, les animations, les cadrages ou encore les plans, tout est bluffant.
J'adore en particulier les multiples petits détails très discrets, comme les ombres des personnages sur le sol, la subtile animation d'une clenche ou encore le discret mouvement d'un vieux plancher.
Et l'animation de la scène d'ouverture !
L'histoire par contre, j'accroche pas mais pas grave.
Crayon Laser


La Pile à Écouter

Ohlala, des musiques et des podcasts ! Ecouter aout 26 1 Ecouter aout 26 2

On the Day the Nazi Died - Chumbawamba (1994)
Enregistrée en 1994 sur l'album live Showbusiness du groupe anarchiste Chumbawamba, ce morceau a en réalité été chanté pour la première fois en live en 1987, pour témoigner des manifestations de divers groupes d'extrême-droite un peu partout en Europe suite à la mort d'un grand ami d'Hitler, Rudolph Hess, mort en détention le 17 août cette année-là. Il y en avait partout et visiblement, ça n'a pas dérangé assez de monde, parce que maintenant, on n'entend plus qu'eux.

North Node - Natalie et Brittany Haas (2026)

J’ai finalement eu une copie de North Node de Natalie & Brittany Haas. C’est du folk acoustique avec des touches bluegrass. Pas pour tout le monde, mais je l’ai écouté en boucle.
pasdechance

Tania de Montaigne, l'histoire pour déjouer le racisme - France Culture (2026)

"Le mouvement des droits civiques veut une victime qui soit une femme, parce que une femme n'a pas d'intention ; elle est agie par l'extérieur.
"Donc, en l'occurrence, ben, Claudette Colvin, on la choisit pas, à cause de son ventre, hein, elle est enceinte. Et puis Rosa Parks, toute la mythologie dit que c'est parce qu'elle sort du boulot ; elle est couturière ; elle sort de son travail ; elle monte dans le bus ; elle a mal aux pieds ; et elle ne se lève pas parce qu'elle a mal aux pieds [rires] ; elle a eu une grosse journée. Mais si vous lisez l'autobiographie de Rosa Parks, elle dit : « je sais pas comment mes pieds sont arrivés dans cette histoire ; parce que moi j'en ai parlé à personne ». Donc, n'empêche que on a un ventre et des pieds mais on n'a plus du tout le cerveau alors que Rosa Parks, c'est une militante, ça fait vingt ans qu'elle est sur le spot, elle est secrétaire de l'association (qui s'appelle NAACP, qui va être l'association qui va être à la manoeuvre. Donc c'est clairement quelqu'un qui fait ce qu'elle fait parce qu'elle a pensé à ce dont il est question, càd à la lutte quoi."
Faites-vous du bien, écoutez Tania de Montaigne (en 2026)
Estelle Platini

Les actrices des luttes anticoloniales: en Côte d'Ivoire, les marcheuses de Grand-Bassam - Rfi (2026)

En décembre 1949, plusieurs centaines de femmes quittent Abidjan pour marcher jusqu’à Grand-Bassam afin d’exiger la libération des dirigeants emprisonnés du parti de Félix Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA, mis derrière les barreaux par l’administration coloniale française. Une mobilisation historique, brutalement réprimée, mais qui demeure aujourd’hui un symbole de courage et de résistance. Plus de 75 ans après, que reste-t-il de l’héritage des Dames glorieuses de Grand-Bassam ? Comment leur combat est-il transmis aux nouvelles générations ?
Via Rfi

L'Ermite des Écréhou - France Culture (2018)

2ème fois que j'écoute ce reportage sur Alphonse Le Gastelois (1914-2012), "l'ermite des Ecréhou", qui, après avoir servi de bouc émissaire dans l'affaire des viols de "la bête de Jersey", décida de vivre reclus sur cet amas d'îles. Il y resta 14 ans, et tenta même, par un droit normand appelé "clameur de haro" de se faire reconnaître Seigneur des Ecréhou par la Reine d'Angleterre
Merci Lénora Krief !
Richard Monvoisin

Le pouvoir des gentils : le manifeste de La Rochefoucauld - France Culture (2026)

Soyez gentils, écoutez ça.
L'élégance de la gentillesse : le respect plutôt que la domination.
"Parfois un sourire peut suffire ... Les gentils sont comme cela; les vrais héros, ils ne font pas de bruit."
Julien Carboni

Romaric Godin : « L’IA est un système qui vise à discipliner les masses » - Si j'aurais su (2026)

Cet été, sur la plage, dans le train, dans la voiture, en faisant la cuisine ou dans votre hamac, rattrapez votre retard en retrouvant les meilleures émissions de la saison écoulée. Si vous n’avez pas encore lu « Le Problème à trois corps du capitalisme », c’est le moment d’écouter son auteur nous expliquer comment la capitalisme s’adapte aux crises qu’il génère.
Via Là-bas si j'y suis


La Pile à Apprendre

Ohlala ! Des… trucs ! Apprendre aout 26 1 Apprendre aout 26 2 Apprendre aout 26 3

Quelques pages Wikipédia que parfois je sais comment je suis tombée dessus et des fois non – mais elles valent le coup !

Des mots, des livres, des infos, pour apprendre des trucs, tous les jours (ou presque) : suivez Abie !

Le ménage n'est pas moral - Atelier Galita
Partagé par Tredok, ce plaidoyer salutaire vient nous rappeler quelques évidences :

Violentomètre des communauté Rolistes Françaises - Ulysseandcharybde

Ce Violentomètre a comme but de sensibiliser aux violences dans la communauté roliste française.
Du fait de la totale inaction des organisateurs de ces communautés françaises face aux rolistes violents et abuseurs, ce violentomètre permet de réagir et se protéger le plus tôt possible.
Via LeTomPouetDuJdR

Le donjon par défaut est colonial - Habeeb

Le blogueur Habeeb devéloppe un argumentaire sur la structure coloniale des JdR de fantasy classiques
Traduction réalisée par Bibi
PTGPTB

When Blind Professionals Make Audio Description, Everyone Sees a Better Story - Priti Salian

From editing rooms to training programs to Netflix’s global workflows, blind and low vision experts are shaping how silent visuals are described in the US and the UK.
Via Robert Kingett

Techno-logies prométhéennes vs techno-logies faustiennes : une analyse hystérique - Khrys

Puisqu'on m'en a reparlé à plusieurs reprises récemment, je me permets de remettre le lien vers ma dernière conf aux JDLL.
C'est assez dense mais ça peut s'écouter en plusieurs fois !
Et si vous préférez lire (avec les slides !), c'est par ici.
Cette conf m'a pris pas mal de temps et d'énergie à écrire, autant qu'elle soit vue/lue par le max de personnes :-)
(et hésitez pas à faire des retours, c'est ça aussi qui donne envie de continuer)
Khrys

Combiner les théories féministes de la reproduction et l’économie : les modes de reproduction - Irène Berthonnet et Clémence Clos

Le capitalisme ne se reproduit pas seulement dans les entreprises ou sur les marchés : il dépend aussi d'un immense travail de reproduction sociale, largement invisibilisé et féminisé. En articulant théorie de la régulation et théories féministes de la reproduction sociale, cet article d’Irène Berthonnet et Clémence Clos montre que les régimes d'accumulation reposent également sur des « modes de reproduction » historiquement situés. Cette grille de lecture permet de mieux comprendre la crise contemporaine du care, les politiques migratoires et la mondialisation du travail reproductif.
Via Khrys

Minecraft® à la carte - IGN

Je découvre (avec joie et émerveillement) que l'IGN propose un service de génération de cartes minecraft à partir d'une zone IGN.
Purple Trouble

Le toki pona - Sonja Lang

Je viens de découvrir une langue universelle créée en 2001 par la linguiste canadienne Sonja Lang. Elle contient 137 mots, 14 lettres, aucune conjugaison ni accord, pas de genre et plusieurs façons de s'écrire (alphabet latin, glyphes...).
C'est le Tokipona, parlée par quelques dizaines de milliers de personnes. La démarche m'intéresse beaucoup. En plus ça sonne comme un mélange de toutes les langues du monde.
Naze du Vide

[Rétrospective] Une sexualité au service de la normalité - La Grappe

Retour en 1975. Le GLH de Bordeaux (Groupe de Libération Homosexuel) analyse la sexualité comme un terrain de reproduction de l’ordre social. La libération sexuelle devient dès lors une remise en cause de la famille, du patriarcat, de l’hétérosexualité et du capitalisme. La revue Trou Noir nous fait revivre les archives de ce groupe local dont on ne sait que très peu de choses.
Via La Grappe

Two years into the world's most complicated board game, masochist gamers "still don't understand what the camels do" - Wargamers

“Infamous for its ‘pasta rule’ which requires Italian troops to use more water supplies so they can cook spaghetti, The Campaign for North Africa is either a work of mad genius or a really unusual torture device.”
John Overholt

Partir seule, tracer sa route : ces livres féministes pour passer à l’acte - Reporterre

Voyager seule, à pied ou à vélo, est profondément féministe.
Réoccuper l’espace public est un geste politique fort d’émancipation, montrent ces autrices dans leurs écrits, autant de cris de rage contre le patriarcat qui met les femmes en cage.
Reporterre

Limiter la transmission de données à Google et autres acteurs sous Android : guide pratique - Nicolas Vivant

Je voulais faire ça depuis longtemps : mon guide pour vous autonomiser sur Android, quand votre smartphone n'est pas compatible avec e/OS ou LineAge.
…avec une liste de logiciels que j'utilise (mais il y en a d'autres) !
Nicolas Vivant



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